Schwarmzeit
Augmentation du risque d’essaimage après une période de froid
Pourquoi les colonies fortes nécessitent une attention particulière
Cet article n’a pas pour but de créer la panique. Les colonies fortes sont positives. Cependant, après une période de froid, il vaut la peine de surveiller spécifiquement l’humeur d’essaimage avant le prochain jour de vol chaud.
Après une période de froid, on observe souvent moins d’activité de vol à l’apiary. L’entrée de nectar diminue, et de l’extérieur, on a rapidement l’impression que les colonies ont marqué une pause dans leur développement.
À l’intérieur, c’est peut-être le contraire : les colonies fortes se développent, de jeunes abeilles émergent, la masse d’abeilles augmente, et l’espace dans la chambre à couvain devient plus restreint.
C’est précisément pour cette raison que la période juste après une phase de froid peut être critique. Lorsque le temps redevient ensoleillé et chaud, une colonie forte peut rapidement basculer vers l’humeur d’essaimage.
Ce n’est pas seulement le froid qui déclenche l’essaimage, mais la combinaison de la force de la colonie, du rétrécissement de l’espace dans la chambre à couvain, du nombre important de jeunes abeilles et du changement soudain de météo.
Pourquoi le risque d’essaimage peut augmenter après des jours frais
Pendant les journées fraîches ou instables, de nombreuses abeilles butineuses restent plus longtemps dans la ruche. En même temps, de jeunes abeilles continuent d’émerger. La colonie devient plus pleine, même si l’on voit moins d’activité de l’extérieur.
Si beaucoup de couvain est présent et que la chambre à couvain est bien remplie, une pression interne apparaît rapidement.
De plus : si l’entrée de nectar avant la phase froide était bonne, les zones de couvain peuvent se remplir de miel ou la chambre à couvain devient plus restreinte. La reine trouve moins de cellules libres pour pondre, les jeunes abeilles nourricières ont beaucoup d’énergie, et la colonie entre plus facilement dans une dynamique d’essaimage.
De l’extérieur, cette évolution est souvent difficile à reconnaître. En raison du temps frais, on voit moins de vol bien qu’à l’intérieur, le couvain éclot, la masse d’abeilles augmente et l’espace dans la chambre à couvain peut devenir plus restreint.
Dès qu’un jour chaud et ensoleillé arrive, ce développement interne devient soudainement visible.
Observation particulière : Reines de plus d’un an
Les reines de plus d’un an doivent être surveillées attentivement. Cela ne signifie pas que de telles colonies essaiment automatiquement. Mais la probabilité est augmentée.
Les reines plus âgées dirigent souvent la colonie moins fermement que les jeunes reines. Dans les très grandes colonies fortes, le signal de la reine peut être moins bien réparti.
Cela peut faciliter l’émergence de l’humeur d’essaimage, surtout si cela s’accompagne de manque d’espace, de nombreuses jeunes abeilles et de bonnes conditions météorologiques.
C’est pourquoi, après une phase de froid, il est particulièrement judicieux de surveiller attentivement les reines bipères. Non pas par peur, mais par une bonne gestion apicole préventive.
Quand les essaims partent généralement
Les essaims ne partent généralement pas par temps pluvieux et froid, par grand vent ou températures constamment basses. Les colonies attendent souvent une fenêtre météorologique adéquate.
Les conditions typiques sont des températures douces à chaudes, un temps ensoleillé ou au moins clément, peu de vent, un climat sec et une amélioration météorologique stable après plusieurs journées défavorables.
Les essaims partent souvent en fin de matinée, autour de midi ou en début d’après-midi. C’est précisément à ce moment-là que le temps de vol est favorable, la température est adéquate et la colonie peut partir avec une grande partie de sa masse d’abeilles.
Le premier beau jour après une phase de mauvais temps est souvent particulièrement critique. Si une colonie est déjà prête intérieurement, ce premier bon jour de vol peut être le moment où l’essaim s’envole réellement.
Contrôler la veille peut être crucial
Lorsqu’il est prévisible qu’après des jours frais un jour ensoleillé et chaud se prépare, le jour précédent est souvent un moment judicieux pour un contrôle ciblé de l’essaimage.
Il ne s’agit pas d’ouvrir chaque colonie inutilement longtemps. Il s’agit d’avoir un regard clair et serein sur les signes essentiels.
Les cups royales sèches seules ne sont pas encore une raison de s’inquiéter. En revanche, les cups pontées ou les larves avec de la gelée royale montrent que la colonie est déjà plus concrètement orientée vers l’essaimage.
Les cellules d’essaimage operculées sont un avertissement clair, car cela signifie que le départ de l’essaim peut être très imminent ou qu’il a déjà eu lieu.
Chaque colonie forte n’est pas un problème
Il serait erroné de traiter chaque colonie forte immédiatement comme un candidat à l’essaimage. La force est la base d’un bon développement et de bons rendements.
La clé est de savoir si cette force est encore gérée ou si elle est déjà stagnante.
Une colonie forte avec suffisamment d’espace, une bonne acceptation de la hausse à miel, du couvain ouvert, une jeune reine et sans cellules d’essaimage pontées peut être totalement sans problème.
Une colonie forte avec une reine âgée, une chambre à couvain restreinte, de nombreuses jeunes abeilles et des cups royales pontées est en revanche beaucoup plus critique.
L’art n’est donc pas d’intervenir massivement par prudence dans tous les cas. L’art est de reconnaître à temps quelles colonies sont vraiment en train de passer en humeur d’essaimage.
Conclusion
Après une phase de froid, le risque d’essaimage augmente souvent considérablement chez les colonies fortes. La colonie peut sembler encore discrète de l’extérieur, mais à l’intérieur, le développement peut s’être poursuivi.
De nombreuses jeunes abeilles, peu d’espace, une reine âgée et une fenêtre soudaine de beau temps peuvent alors ensemble rendre l’humeur d’essaimage rapidement sérieuse.
Il est donc important de ne pas paniquer, mais de rester attentif. Les colonnes fortes et les colonies avec des reines de plus d’un an devraient être contrôlées spécifiquement pour l’essaim avant le prochain jour chaud et ensoleillé.
Vérifier un jour avant le changement de météo permet souvent d’agir calmement et méthodiquement. Regarder uniquement à midi le premier beau jour peut signifier voir déjà l’essaim accroché dans l’arbre.
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